| Volupté, volupté qui fut jadis maîtresse Du plus bel esprit de la Grèce [Épicure] |
LA FONTAINE
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Psyché, II, p. 216 |
volupté |
| Quelle pure volupté on trouve dans la vertu ! Toute volupté naît, ou de la sensation d'un objet présent, et elle est sensuelle ; ou de l'attente d'une chose, de la prévoyance des fins, de l'importance des suites, et elle est intellectuelle |
DIDEROT
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Opin. des anc. phil. (hobbisme). |
volupté |
| Ô fausse volupté du monde ! |
ROTROU
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St Genest, V, 1 |
monde [1] |
| La volupté, des repentirs suivie |
ROUSSEAU J.-B.
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Épîtres, II, 5 |
repentir [2] |
| Tout prête des armes à la volupté |
MASSILLON
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Exemp. |
arme |
| Ses cheveux avaient servi d'attraits à la volupté |
MASSILLON
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Magd. |
attrait [2] |
| Des conseillers d'iniquité, des ministres de la volupté |
MASSILLON
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Car. Dang. des prosp. temp. |
de |
| La mollesse et la volupté s'emparent de mon coeur |
FÉNELON
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Tél. I |
emparer (s') |
| La volupté.... c'est une Furie qui n'épargne rien |
MASSILLON
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Panég. St J. Bapt. |
furie |
| Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur |
MUSSET
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Poés. nouv. la Nuit de mai |
ivre |
| Unis parfois le lierre Aux roses de la volupté |
BÉRANGER
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Troubadours. |
lierre |
| Je ne sais quelle volupté qui n'a rien d'âcre et de sensuel |
ROUSSEAU
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Hél. I, 23 |
âcre |
| Environné d'apologistes des passions qui soufflaient encore le feu de la volupté |
MASSILLON
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Louis le Grand. |
apologiste |
| Il se fait un balancement douteux entre la vérité et la volupté |
PASCAL
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balancement |
| Jamais la tendre volupté N'approcha d'une âme flétrie |
BÉRANGER
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Anacréon. |
flétri, ie [1] |
| La tempérance, disait un ancien, est la meilleure ouvrière de la volupté |
FÉNELON
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t. XVII, p. 32 |
ouvrier, ière |
| La volupté en a été [de la vérité] de tout temps la plus inexorable persécutrice |
MASSILLON
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Panég. St Jean-Bapt. |
persécuteur, trice |
| La tempérance, disait un ancien, est la meilleure ouvrière de la volupté |
FÉNELON
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Éduc. filles, 5 |
tempérance |
| L'affliction devient la volupté lugubre d'une âme infortunée |
DIDEROT
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Cl. et Nér. II, 44 |
volupté |
| Il paraît que le mot volupté mal entendu rendit Epicure odieux |
DIDEROT
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Cl. et Nér II, 69 |
volupté |
| Cet ascendant de volupté, d'immortification qui fait comme mon être propre |
MASSILLON
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Av. Disp. |
immortification |
| Je ne suis pas de ceux qui font leur volupté Des embarras charmants de la paternité |
DELAVIGNE
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École des vieill. I, 1 |
embarras |
| Le cri pour l'esclavage est le cri du luxe et de la volupté, et non pas celui de l'amour de la félicité publique |
MONTESQUIEU
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Esp. XV, 9 |
esclavage |
| La molle volupté, sur un lit de gazons, Satisfaite et tranquille, écoute leurs chansons |
VOLTAIRE
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Henr. IX |
mou, molle [1] |
| D'autres vinrent annoncer aux hommes que la volupté était le souverain bien |
MASSILLON
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Carême, Vérité de la religion |
volupté |
| Ô douce volupté, sans qui dès notre enfance Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux |
LA FONTAINE
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Psyché, II, p. 215 |
mourir |
| Lui [cet abbé], dont l'oeil louche et le mufle effronté Font frissonner la tendre volupté |
VOLTAIRE
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Antigiton. |
mufle |
| D'une âme généreuse ô volupté suprême ! Un mortel bienfaisant approche de Dieu même ! |
RACINE L.
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la Rel. ch. VI |
ô |
| Salomon multiplie les concerts, et son palais retentit de toutes parts de chants de volupté et de réjouissance |
MASSILLON
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Carême, Enfant prod. |
retentir |
| Ô douce volupté, sans qui dès notre enfance Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux |
LA FONTAINE
|
Psyché, II, p. 215 |
vivre [1] |
| Afin, dit Tertullien, qu'il [Jésus] mourût rassasié pleinement de la volupté de souffrir |
BOSSUET
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2e sermon, Nécessité des souffr. 1 |
volupté |
| La honte d'être si peu conséquent à moi-même, de démentir sitôt et si haut mes propres maximes, l'emporta sur la volupté |
ROUSSEAU
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Confess. VI |
haut, aute |
| Cependant les trois avis [de l'Homicide, la Fausse sagesse, la Volupté] partageaient l'horrible sanhédrin [des démons] |
CHATEAUBRIAND
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Mart. VIII |
sanhédrin |
| Mais, malgré moi, de votre monde, La volupté charme les maux ; Et de la nature féconde L'arbre immense étend ses rameaux |
BÉRANGER
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le Temps. |
fécond, onde |
| La fausse piété Qui, sous couleur d'éteindre en nous la volupté, Par l'austérité même et par la pénitence Sait allumer le feu de la lubricité |
BOILEAU
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Épigr. XXXVII |
lubricité |
| Je me sentais avec une sorte de volupté accablé du poids de cet univers.... j'aimais à me perdre en imagination dans l'espace |
ROUSSEAU
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3e lett. à M. de Malesherbes, Corresp. t. IV, p. 94, dans POUGENS. |
perdre |
| C'est un des malheurs de ces pays [la Turquie] que la plus grande partie de la nation n'y soit faite que pour servir à la volupté de l'autre |
MONTESQUIEU
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Espr. XV, 12 |
volupté |
| La volupté lâche et infâme, qui est le plus horrible des maux sortis de la boîte de Pandore, amollit les coeurs, et ne souffre ici aucune vertu |
FÉNELON
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Tél. IV |
volupté |
| La mollesse et la volupté naissent avec l'homme et ne finissent qu'avec lui : ni les heureux ni les tristes événements ne l'en peuvent égarer |
LA BRUYÈRE
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XI |
égarer |
| Mondor : Une maîtresse en l'air et qui n'eut jamais vie ? - Damis : Oui, je l'aimais avec autant de volupté Que le vulgaire en trouve à la réalité |
PIRON
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Métrom. II, 8 |
réalité |