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évader (s')

vpron (é-va-dé)
  • 1S'échapper furtivement d'un lieu où l'on était retenu. Les prisonniers se sont évadés. Comme on ne le trouvait point, on croyait qu'il [Arétin] se fût évadé [hors de l'enfer], et on n'avait garde de s'imaginer qu'il était avec Auguste. [Fontenelle, Jug. de Plut.]

    Simplement, quitter un lieu sans être vu. Nous nous évadons sans être aperçus, et nous nous renfermons dans notre chambre. [Rousseau, Émile, ou De l'éducation]

    Fig. Je vois notre maison, et ma frayeur s'évade [s'en va]. [Molière, L'amphytrion]

    Absolument et avec ellipse du pronom personnel. Ce n'est pas mon dessein qu'on me fasse évader. [Corneille, Polyeucte] Si je rentre chez moi, je ferai évader le drôle ; et quelque chose que je puisse voir, moi-même, de mon déshonneur, je n'en serai point cru à mon serment et l'on me dira que je rêve. [Molière, George Dandin]

  • 2 Fig. Se tirer d'embarras par une échappatoire. Fourbe, tu crois par là peut-être t'évader. [Molière, L'amphytrion]
  • 3Il s'est employé comme verbe neutre, sans pronom personnel. Nous nous amusons trop, il est temps d'évader. [Corneille, Illus. com. IV, 9] Comme après le coup fait vous étiez évadé. [Corneille Th. Le galant doublé] De quelque côté que vous vous tourniez, il ne vous reste plus aucune défaite, aucun subterfuge, ni aucun moyen d'évader, vous êtes pris et convaincu. [Bossuet, Sermons]

SYNONYME

S'ÉVADER, S'ÉCHAPPER. S'échapper, c'est sortir de ce qui retient : le mercure s'échappe des doigts. S'évader ne se dit que de l'homme, ou de ce que l'on assimile à l'homme : Ce prisonnier s'est évadé ; mon moineau s'est évadé ou échappé de la cage.

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