intolérance
nf (in-to-lé-ran-s')
- 1Refus de supporter, répugnance à supporter les hommes ou les choses.
Des divisions nationales résulta le polythéisme, et de là l'intolérance théologique et civile
. [Rousseau, Du contrat social, ou Principes du droit politique]Il y a dans les choses de goût, ainsi que dans les choses religieuses, une espèce d'intolérance que je blâme
. [Diderot, Éloge de Richardson.]Terme de médecine. Impossibilité de supporter un remède ; condition indiquant qu'il faut s'en abstenir. L'intolérance pour le tartre stibié.
- 2 Absolument. Disposition à violenter, à persécuter ceux avec qui on diffère d'opinion religieuse.
Si je faisais une religion, je mettrais l'intolérance au rang des sept péchés mortels
. [Voltaire, Correspondance]Il y aura toujours des barbares et des fourbes qui fomenteront l'intolérance, mais ils ne l'avoueront pas, et c'est avoir gagné beaucoup....
[Voltaire, Dictionnaire philosophique]Sous nos cinq derniers rois, la seule intolérance A fait, un siècle entier, les malheurs de la France
. [Chénier M. J. Fénelon, III, 1]
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INTOLÉRANCE. - REM. Ce mot était encore contesté au XVIIe siècle
. [Bouhours, Doutes sur la langue française, éd. 1691, p. 22]
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