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girouette

nf (ji-rou-è-t')
  • 1Feuille de tôle taillée ordinairement en forme de banderole, et mobile sur un pivot, qu'on place sur le haut des maisons pour indiquer la direction du vent. Qu'on emporte quelques tableaux et quelques girouettes, pourvu qu'on nous laisse les murailles et le toit. [Guez de Balzac, Ariste, ou De la cour] Il n'était permis qu'aux nobles de mettre des girouettes sur leurs maisons ; on prétend même que, dans l'origine, il fallait avoir monté des premiers à l'assaut de quelque ville, et avoir planté sa bannière ou son pennon sur le rempart. [Saint-foix, Ess. Paris, Oeuv. t. IV, p. 173, dans POUGENS] Je suis assez semblable aux girouettes qui ne se fixent que quand elles sont rouillées. [Voltaire, Correspondance] Vous n'avez qu'à regarder une girouette ; elle tourne tantôt au doux souffle du zéphyr, tantôt au vent violent du nord : voilà l'homme. [Voltaire, Facéties, Pot pourri, 12]

    Fig. Tourner à tous vents comme une girouette, changer d'opinion, de parti à tous les vents, à toutes les occasions ou circonstances.

    On dit aussi faire la girouette.

  • 2 Terme de marine. Toile tendue sur un cadre de bois qu'on place en haut des mâts.
  • 3 Fig. C'est une girouette, se dit de celui qui change souvent de sentiments, d'opinions. Un chancelier à qui les exils n'avaient laissé que la terreur et une flexibilité de girouette. [Saint-simon, Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon] Adieu donc, soubrette ennemie, adieu, mon petit coeur fantasque ; adieu, la plus aimable de toutes les girouettes. [Marivaux, L'heureux stratagème] L'Être nécessairement éternel ne peut être une girouette. [Voltaire, Oreilles, 4]

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GIROUETTE. - HIST. XVIe s. Ajoutez : Vous qui n'aimez que par coustume, Caressiez un nouvel amant.... Jamais legere girouette Au vent si tost ne se vira. [Desportes, Bergeries, VI, Villanelle.]

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