| Il est malaisé de parler de vous, quand ce serait à vous-même, sans vous donner des louanges ; malaisé de vous en donner sans vous déplaire, et plus malaisé encore de s'empêcher de vous en donner |
SCARRON
|
Lett. Oeuv. t. I, p. 220, dans POUGENS |
malaisé, ée |
| C'est déjà un bien que de dissiper ce malaise |
CONDILLAC
|
Hist. anc. III, 26 |
malaise |
| Malaisé, si jamais il fut des malaisés : Il a mangé son fait |
CORNEILLE Th.
|
D. César d'Avalos, II, 1 |
malaisé, ée |
| Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé |
LA FONTAINE
|
Fabl. VII, 9 |
montant, ante [1] |
| Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé |
LA FONTAINE
|
Fabl. VII, 9 |
sablonneux, euse |
| Il lui serait très malaisé d'en déchiffrer la vérité |
DESCARTES
|
Méth. 6 |
déchiffrer |
| [L'homme heureux] Sans jamais en son aise un malaise éprouver |
MALHERBE
|
I, 4 |
malaise |
| Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au soleil exposé |
LA FONTAINE
|
Fabl. VII, 9 |
exposé, ée [1] |
| Des humeurs qui échappent, et sur lesquelles il est malaisé d'être toujours en garde contre soi-même |
MASSILLON
|
Carême, Pardon des offenses. |
humeur [1] |
| Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au soleil exposé |
LA FONTAINE
|
Fabl. VII, 9 |
malaisé, ée |
| Laissons-là ces abus plus sensibles et plus marqués, et sur lesquels il est malaisé de s'abuser soi-même |
MASSILLON
|
Carême, Sur la comm. |
marqué, ée |
| Comme il n'est rien de plus malaisé que de fixer la mobilité et de contenir ce feu des esprits |
BOSSUET
|
1er serm. Quinquagés. 1 |
mobilité |
| Ah ! qu'il est malaisé de rentrer dans son devoir quand une fois on en est sorti ! |
MARMONTEL
|
Cont. mor. Heur. div. |
rentrer [1] |
| Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé.... Six forts chevaux tiraient un coche |
LA FONTAINE
|
Fabl. VII, 9 |
tirer |
| Le malaise des besoins s'exprime par des signes, quand le secours d'autrui est nécessaire pour y pourvoir |
ROUSSEAU
|
Ém. I |
malaise |
| Et qu'il est malaisé de faire un plein divorce Avec la douce amorce Que chacun porte au coeur ! |
CORNEILLE
|
Imit. I, 3 |
divorce |
| Parce qu'il est malaisé de se défaire si promptement d'une opinion à laquelle on est accoutumé de longue main |
DESCARTES
|
Méd. II, 13 |
long, ongue |
| S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte, Cela n'est pas bien malaisé |
LA FONTAINE
|
Fabl. IV, 5 |
malaisé, ée |
| Il était malaisé de lui répondre [à Luther, contre Zwingle] ; aussi ne lui répondit-on à Zurich que par une mauvaise récrimination |
BOSSUET
|
Var. 2 |
récrimination |
| Et vous trouverez alors quelque gentilhomme capricieux ou malaisé, qui réhabilitera votre réputation par un bon mariage |
LESAGE
|
Turcar. I, 1 |
réhabiliter |
| Il est plus malaisé de m'attraper qu'on ne s'imagine ; quelque nuit qu'il fasse, je connais les fourbes d'une lieue |
REGNARD
|
Sérén. 24 |
lieue |
| Je me tourne et m'agite, et ne peux nulle part Trouver que l'insomnie amère, impatiente, Qu'un malaise inquiet et qu'une fièvre ardente |
CHÉNIER
|
Élég. XXIII |
insomnie |
| Bien est-il malaisé que l'injuste licence Qu'ils prennent chaque jour d'affliger l'innocence, En quelqu'un de leurs voeux ne puisse prospérer |
MALHERBE
|
I, 2 |
malaisé, ée |
| Bertaut, c'est un grand cas [c'est malaisé], quoique l'on puisse faire.... |
RÉGNIER
|
Sat. v. |
cas |
| Il est malaisé de vous définir le livre ; vous en connaissez le génie |
BOSSUET
|
Lett. 174 |
génie |
| Les climats froids produiront des hommes moins ardents que d'autres, mais plus laborieux, plus actifs, plus vigoureux par leur complexion, plus entreprenants par l'impulsion du malaise |
MARMONTEL
|
Élém. litt. Oeuv. t. VIII, p. 382, dans POUGENS |
malaise |
| Ne vois-tu rien en moi qui sente l'écolier ? Comme il est malaisé qu'au royaume du code On apprenne à se faire un visage à la mode, J'ai lieu d'appréhender.... |
CORNEILLE
|
Ment. I, 1 |
royaume |
| En sorte que [suivant les casuistes] le simple vivre est plus malaisé que le bien vivre [la bonne conduite] |
PASCAL
|
Prov. IX |
vivre [1] |
| Lorsque sur cette mer [de la fortune] on vogue à pleines voiles, Qu'on croit avoir pour soi le vent et les étoiles, Il est bien malaisé de régler ses désirs |
LA FONTAINE
|
Élég. pour Fouquet. |
voguer |
| Calvin a tant loué la sainte jactance et la magnanimité de Luther, qu'il était malaisé qu'il ne l'imitât |
BOSSUET
|
Var. IX |
jactance |
| On m'assurait que la Verron était la veuve d'un agioteur obscur et malaisé de la rue Quincampoix, qui louait, à la vérité, un corps de logis de 1050 livres, mais qui en relouait une partie |
VOLTAIRE
|
Polit. et lég. Déclarat. sur le procès Morangiès. |
relouer [1] |
| Nous ne connaissons que notre confiance dans le ministre et le malaise que nous éprouvons : nous ne dormons que parce qu'on dort au pied du Vésuve |
MIRABEAU
|
Collection, t. III, p. 232 |
dormir |
| Non de cette aimable timidité qui vient de la crainte de déplaire, mais de l'embarras d'un sot qui ne sait que dire, et du malaise d'un libertin qui ne se sent pas à sa place auprès d'une honnête fille |
ROUSSEAU
|
Hél. II, 18 |
timidité |
| Dites, dites, seigneur, qu'il est bien malaisé De céder ce qu'adore un coeur bien embrasé |
CORNEILLE
|
Tite et Bér. II, 2 |
malaisé, ée |
| Aussi est-ce la vingt et unième [pièce] que j'ai fait voir sur le théâtre ; et, après avoir fait réciter quarante mille vers, il est bien malaisé de trouver quelque chose de nouveau, sans s'écarter un peu du grand chemin |
CORNEILLE
|
Nicom. Examen. |
vers [1] |
| Il est très malaisé que la plupart des principaux d'un État soient malhonnêtes gens, et que les inférieurs soient gens de bien ; que ceux-là soient trompeurs, et que ceux-ci consentent à n'être que dupes |
MONTESQUIEU
|
Esp. III, 5 |
dupe |
| Bien est-il malaisé que l'injuste licence Qu'ils prennent chaque jour d'affliger l'innocence, En quelqu'un de leurs voeux ne puisse prospérer ; Mais tout incontinent leur bonheur se retire, Et leur honte fait rire Ceux que leur insolence avait fait soupirer |
MALHERBE
|
I, 2 |
incontinent [2] |