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fredonner

vi (fre-do-né)
  • 1 Terme de musique. Faire des fredons. Et la troupe, à l'instant cessant de fredonner, D'un ton gravement fou s'est mise à raisonner. [Boileau, Satires] Que si l'on chante gloi-reu, cette désinence acquiert tous les droits des voyelles.... et par conséquent on pourra fredonner sur la dernière syllabe de gloi-reu. [D'olivet, Prosodie française.]

    Par extension. Pour instruire, il faut qu'on raisonne Sans déclamer insolemment ; Sans quoi plus d'un sifflet fredonne Aux oreilles d'un Pompignan. [Voltaire, Les quand, les si, etc.]

  • 2Chanter entre ses dents, sans articuler les paroles. Rien ne peut plus le fixer [Napoléon délibérant à Vitepsk d'aller à Moscou] ; à chaque instant il prend, quitte et reprend son travail ; il marche sans objet, demande l'heure, considère le temps ; et, tout absorbé, il s'arrête, puis il fredonne d'un air préoccupé, et marche encore. [Ségur, Histoire de Napoléon et de la Grande-Armée pendant l'année 1812]

    Activement. Alors, en fredonnant l'air qu'elle avait dansé, Mlle Navarre me demanda si je savais les paroles de cet air-là. [Marmontel, Mémoires d'un père pour servir à l'instruction de ses enfants]

    Par extension. On dirait que Ronsard sur ses pipeaux rustiques Vient encor fredonner ses idylles gothiques. [Boileau, L'art poétique] Hé quoi, vous êtes étonnée Qu'au bout de quatre-vingts hivers Ma muse faible et surannée Puisse encor fredonner des vers ? [Voltaire, Stances, 24]

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