| Son génie égaré semble s'éloigner d'elle |
VOLTAIRE
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ib. II, 4 |
égaré, ée |
| Son oeil tout égaré ne nous reconnaît plus |
RACINE
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Phèd. V, 5 |
égaré, ée |
| Et combien nous égare une fausse prudence ! |
VOLTAIRE
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Tancr. IV, 6 |
faux, fausse [1] |
| Réciter avec un esprit égaré de légères formules |
MASSILLON
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Car. Disp. |
égaré, ée |
| Lorsqu'autrefois son peuple s'était égaré des voies de ses commandements |
MASSILLON
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Car. Mot. de conv. |
égarer |
| Dieu redresse quand il lui plaît le sens égaré |
BOSSUET
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Hist. III, 7 |
redresser |
| Égaré, subjugué, jeté hors de moi-même, Je ne suis plus à moi, ....j'aime |
DUCIS
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Oscar, II, 2 |
jeté, ée [1] |
| Le vent en a égaré et séparé cinq ou six [des vaisseaux du prince d'Orange] |
SÉVIGNÉ
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20 oct. 1688 |
séparer |
| Quel art a pu former ces enceintes profondes Où l'Euphrate égaré porte en tribut ses ondes ? |
VOLTAIRE
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Sémir. I, 1 |
égaré, ée |
| Je m'étais par hasard égaré d'un frère et de tous ceux de notre suite |
MOLIÈRE
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D. Juan, III, 4 |
égarer |
| Il veut, il se repent, et cette incertitude Égare en cent projets sa vague inquiétude |
DELILLE
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Én. IV |
vague [2] |
| Porte aux tiens ce poignard que mon bras égaré A plongé dans un sein qui dut m'être sacré |
VOLTAIRE
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Zaïre, V, 10 |
égaré, ée |
| Ceux dont l'esprit était égaré seront éclairés, et les murmurateurs apprendront la loi de Dieu |
SACY
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Bible, Isaïe, XXIX, 24 |
murmurateur |
| L'homme, sans lumière, abandonné à lui-même et comme égaré dans ce recoin de l'univers |
PASCAL
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Pens. XI, 8, éd. HAVET. |
recoin |
| Mais que les hommes ne s'y trompent pas : Dieu redresse quand il lui plaît le sens égaré |
BOSSUET
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Hist. III, 7 |
tromper |
| J'aime mieux.... Que d'aller follement, égaré dans les nues, Me lasser à chercher des visions cornues |
BOILEAU
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Épît. X |
cornu, ue |
| Le voyageur pourtant, le mortel égaré, Consumé par la faim, par la soif dévoré, Trouve en tout temps ici la tente de mon père |
DUCIS
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Abuf. II, 7 |
consumé, ée |
| Le sens de sa parole [de Dieu] est souvent si sublime Et si mystérieux, Qu'à trop l'approfondir il égare, il abîme L'esprit du curieux |
CORNEILLE
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Imit. I, 5 |
curieux, euse |
| L'homme ne sait à quel rang se mettre ; il est visiblement égaré, et tombé de son vrai lieu sans le pouvoir retrouver |
PASCAL
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Pensées, t. I, p. 297, éd. LAHURE |
mettre |
| À son coeur égaré vous imputez peut-être Des desseins plus profonds que l'amour n'en fait naître |
VOLTAIRE
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Olymp. I, 5 |
profond, onde |
| L'homme ne sait à quel rang se mettre ; il est visiblement égaré, et tombé de son vrai lieu sans le pouvoir retrouver |
PASCAL
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Pens. VIII, 12, éd. HAVET. |
rang |
| L'homme ne sait à quel rang se mettre ; il est visiblement égaré, et tombé de son vrai lieu, sans le pouvoir retrouver |
PASCAL
|
Pens. VIII, 12, éd. HAVET. |
tombé, ée |
| Ragotin se défit de ceux qui le tenaient, et s'alla jeter, regardant derrière lui d'un oeil égaré, dans une grosse touffe de rosiers |
SCARRON
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Rom. com. II, 7 |
défaire |
| Il vous jette en passant un coup d'oeil égaré, Et sans aucune affaire est toujours affairé |
MOLIÈRE
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Mis. II, 5 |
égaré, ée |
| Le jour où l'on s'égare est un vrai jour de fête [il s'agit d'un voyageur égaré qui trouve bon gîte] |
COLLIN D'HARLEVILLE
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Chât. en Esp. I, 9 |
fête |
| Les sciences nous enflent, l'ignorance nous égare |
MASSILLON
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Carême, Prière 2 |
enfler |
| Le gourmet est celui qui discernera le mélange de deux vins, qui sentira ce qui domine dans un mets, tandis que les autres convives n'auront qu'un sentiment confus et égaré |
VOLTAIRE
|
Dict. phil. Goût, § 2 |
gourmet |
| En regardant l'homme sans lumière, abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l'univers, sans savoir qui l'y a mis |
PASCAL
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Pens. XI, 8, édit. HAVET |
univers |
| Que l'homme étant revenu à soi considère ce qu'il est au prix de ce qui est ; qu'il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature |
PASCAL
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Pensées, I, 4 |
canton |
| Tu dirais, reprenant ta pelle et ton râteau : J'aime mieux mettre encor cent arpents au niveau Que d'aller, follement égaré dans les nues, Me lasser à chercher des visions cornues |
BOILEAU
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Épît. X |
égaré, ée |
| Tu dirais, reprenant ta pelle et ton rateau : J'aime mieux mettre encor cent arpents au niveau, Que d'aller follement, égaré dans les nues, Me lasser à chercher des visions cornues |
BOILEAU
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Épître X |
niveau |
| Dans le temps que la crainte de la mort semblait avoir égaré l'esprit de Louis XI, il l'eut toujours sain et présent dans les affaires |
DUCLOS
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Oeuv. t. III, p. 332 |
présent, ente [1] |
| Démosthènes, qui commandait l'arrière-garde composée de six mille hommes, s'étant égaré dans sa marche, fut poussé dans un lieu resserré |
BARTHÉLEMY
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Anach. Introd. part. II, sect. 3 |
resserré, ée |
| Qu'il [l'homme] e regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature, et que, de ce petit cachot où il se trouve logé, j'entends l'univers, il apprenne à estimer la terre, les royaumes, les villes et soi-même à son juste prix |
PASCAL
|
Pensées, I, 1, édit. Lahure, 1860 |
détourné, ée |
| Qu'il [l'homme] se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature, et que, de ce petit cachot où il se trouve logé, j'entends l'univers, il apprenne à estimer la terre, les royaumes, les villes et soi-même à juste prix |
PASCAL
|
Pens. I, 1, édit. HAVET. |
univers |
| Elle [la mère de M. de Montausier] employa ses premiers soins à lui apprendre les principes d'une fausse religion [le protestantisme] ; égaré dès qu'il entra dans les voies de Dieu, nourri depuis par les maîtres mêmes de l'erreur |
FLÉCHIER
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Duc de Montausier. |
voie |
| On lui perd tout, on lui égare tout |
LA BRUYÈRE
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XI |
perdre |
| Jeune, égaré, j'avais tous les caprices ; De mes amis j'avais pris tous les vices |
VOLTAIRE
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Enf. prod. IV, 3 |
prendre |
| Le génie est semblable à la vigne fertile : Est-elle sans soutien ? l'on voit sa tige utile Ramper en étendant les bras ; D'un raisin égaré que son front se couronne, De poussière souillé, vert encore en automne, On le bannit de nos repas |
GILBERT
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le Prince de Salm. |
égaré, ée |
| Le goût, ce sens, ce don de discerner nos aliments, a produit, dans toutes les langues connues, la métaphore qui exprime, par le mot goût, le sentiment des beautés et des défauts dans tous les arts ; c'est un discernement prompt, comme celui de la langue et du palais, et qui prévient comme lui la réflexion.... il est souvent, comme lui, incertain et égaré, ignorant même si ce qu'on lui présente doit lui plaire, et ayant quelquefois besoin, comme lui, d'habitude pour se former |
VOLTAIRE
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Dict. phil. Goût, § 1 |
goût |