Citations correspondant à « étouffé » : 54 citations trouvées dans le Littré (40 affichées)
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On étouffe aisément qui se laisse presser ROTROU Antig. I, 6 étouffer
Le sang qui coule étouffe sa voix FÉNELON Tél. XX étouffer
Je me suis tu, j'ai étouffé mes soupirs FÉNELON Tél. VII étouffer
Quel feu mal étouffé dans mon coeur se réveille ! RACINE Phèd. IV, 5 étouffé, ée
J'ai pensé être étouffé à la porte MOLIÈRE Critique, sc. 5 étouffer
L'amour étouffe en vous la voix de la nature CORNEILLE Rodog. IV, 3 étouffer
Étouffe dans son sang ses désirs effrontés RACINE Phèd. IV, 2 étouffer
Il s'est étouffé de crier après les chiens LA BRUYÈRE VII étouffer
Quel feu mal étouffé dans mon coeur se réveille ? RACINE Phèd. IV, 5 réveiller
Un si doux ennemi par ses abaissements N'a-t-il pas étouffé tous vos ressentiments ? ROTROU Bél. IV, 6 abaissement
Et la peur d'être ingrat étouffe votre deuil CORNEILLE Tois. I, 1 deuil
Le prédicateur, dans Samuel Clarke, a étouffé le philosophe VOLTAIRE Ph. ignor. 13 étouffer
La grande joie où je suis étouffe toutes mes paroles MOLIÈRE l'Am. méd. III, 6 étouffer
Et la peur d'être ingrate étouffe votre deuil CORNEILLE Tois. d'or, I, 1 étouffer
Eh quoi ! le lourd compas d'Euclide Étouffe nos arts enchanteurs LAMARTINE Méd. I, 10 compas
Il partit donc aux acclamations de tout le canton, étouffé d'embrassements VOLTAIRE l'Ingénu. 7 étouffé, ée
Que le séjour de l'homme est divin, quand la nuit De la vie orageuse étouffe ainsi le bruit ! LAMARTINE Harm. II, 4 bruit
On se fait aisément de fausses consciences ; on étouffe tous les remords du péché BOURDALOUE Pensées, t. I, p. 16 conscience
J'abandonne ce traître à toute ta colère ; Étouffe dans son sang ses désirs effrontés RACINE Phèd. IV, 2 effronté, ée,
Et que le refus qu'il a fait.... n'ait pas étouffé dans mon âme toute sorte d'espoir MOLIÈRE Am. méd. I, 4 espoir
Étouffe tes soupirs, malheureuse Constance ; Soyons en tous les temps digne de ma naissance VOLTAIRE le Prince de Navarre, III, 3 être [1]
Tu as l'air d'une sibylle dans son antre, qui étouffe, qui écume, qui est forcenée FÉNELON t. XIX, p. 319 forcené, ée
Ce démon de l'intérêt étouffe non-seulement la charité, mais la piété et la compassion naturelle BOURDALOUE Myst. Épiphan. t. I, p. 127 intérêt
L'ordre du tableau, qui partout et dans tous les siècles a étouffé le génie et les talents RAYNAL Hist. phil. XIII, 58 tableau
On ne va plus à la postérité que par des routes uniques ; le grand chemin est trop battu, et on s'y étouffe VOLTAIRE Lett. Richelieu, 13 juin 1768 unique
Ce petit nombre de plantes est bientôt étouffé par l'ombre continuelle, ou supprimé par le dégouttement de l'arbre BUFFON Expér. sur les végét. 2e mém. dégouttement
Et des plis écaillés qu'avec force il déploie, Saisit, étreint, étouffe et dévore sa proie DELILLE Trois règ. VII étreindre
M. de Chaulnes raisonnait en ambassadeur, avec le froid et l'accablement d'un courage étouffé par la douleur SAINT-SIMON 36, 160 froid [2]
La force de l'habitude, qui étouffe si souvent le cri de la raison, et qui gouverne encore plus absolument les États que les individus RAYNAL Hist. phil. VIII, 13 habitude
Et je pourrai souffrir qu'un amour suborneur Sous un lâche silence étouffe mon honneur ! CORNEILLE ib. III, 3 suborneur, euse
La jalousie étouffe toutes les sages réflexions ; c'est une maladie que la raison seule ne guérit point ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. VII, p. 562, dans POUGENS jalousie
Hé ! ma fille.... coiffez-vous demain pour l'amour de moi ; l'excès de la négligence étouffe la beauté SÉVIGNÉ 4 mars 1672 négligence
Surgeon de saint Louis dont l'heureuse naissance Étouffe pour toujours l'hydre des factions ADAM BILLAULT (le menuisier de Nevers), Stances sur la naissance de Louis XI surgeon
Il [le respect] arrête les voeux, captive les désirs, Abaisse les regards, étouffe les soupirs, Dans le milieu du coeur enchaîne la tendresse CORNEILLE Oth. III, 1 enchaîner
Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand BÉRANGER Vocat. étouffé, ée
Courir le danger d'être étouffé ou consumé par une exhalaison qui s'enflamme à la lueur des lampes qui éclairent le travail [dans les mines] RAYNAL Hist. phil. VI, 19 exhalaison
Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand BÉRANGER Vocation. foule
Jeté sur cette boule, Pauvre, laid et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand BÉRANGER Vocat. jeté, ée [1]
Une âme faible.... qui n'apporte jamais à l'autel que des promesses cent fois violées, que des sensibilités de dévotion que le premier plaisir étouffe MASSILLON Avent, Dispos. à la comm. sensibilité
À certain jour de la lune on étouffe une taupe dans la main ; dès lors la main est taupée et peut guérir certaines maladies PLUQUET Normandie, p. 45 taupée