| On étouffe aisément qui se laisse presser |
ROTROU
|
Antig. I, 6 |
étouffer |
| Le sang qui coule étouffe sa voix |
FÉNELON
|
Tél. XX |
étouffer |
| Je me suis tu, j'ai étouffé mes soupirs |
FÉNELON
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Tél. VII |
étouffer |
| Quel feu mal étouffé dans mon coeur se réveille ! |
RACINE
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Phèd. IV, 5 |
étouffé, ée |
| J'ai pensé être étouffé à la porte |
MOLIÈRE
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Critique, sc. 5 |
étouffer |
| L'amour étouffe en vous la voix de la nature |
CORNEILLE
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Rodog. IV, 3 |
étouffer |
| Étouffe dans son sang ses désirs effrontés |
RACINE
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Phèd. IV, 2 |
étouffer |
| Il s'est étouffé de crier après les chiens |
LA BRUYÈRE
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VII |
étouffer |
| Quel feu mal étouffé dans mon coeur se réveille ? |
RACINE
|
Phèd. IV, 5 |
réveiller |
| Un si doux ennemi par ses abaissements N'a-t-il pas étouffé tous vos ressentiments ? |
ROTROU
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Bél. IV, 6 |
abaissement |
| Et la peur d'être ingrat étouffe votre deuil |
CORNEILLE
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Tois. I, 1 |
deuil |
| Le prédicateur, dans Samuel Clarke, a étouffé le philosophe |
VOLTAIRE
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Ph. ignor. 13 |
étouffer |
| La grande joie où je suis étouffe toutes mes paroles |
MOLIÈRE
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l'Am. méd. III, 6 |
étouffer |
| Et la peur d'être ingrate étouffe votre deuil |
CORNEILLE
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Tois. d'or, I, 1 |
étouffer |
| Eh quoi ! le lourd compas d'Euclide Étouffe nos arts enchanteurs |
LAMARTINE
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Méd. I, 10 |
compas |
| Il partit donc aux acclamations de tout le canton, étouffé d'embrassements |
VOLTAIRE
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l'Ingénu. 7 |
étouffé, ée |
| Que le séjour de l'homme est divin, quand la nuit De la vie orageuse étouffe ainsi le bruit ! |
LAMARTINE
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Harm. II, 4 |
bruit |
| On se fait aisément de fausses consciences ; on étouffe tous les remords du péché |
BOURDALOUE
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Pensées, t. I, p. 16 |
conscience |
| J'abandonne ce traître à toute ta colère ; Étouffe dans son sang ses désirs effrontés |
RACINE
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Phèd. IV, 2 |
effronté, ée, |
| Et que le refus qu'il a fait.... n'ait pas étouffé dans mon âme toute sorte d'espoir |
MOLIÈRE
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Am. méd. I, 4 |
espoir |
| Étouffe tes soupirs, malheureuse Constance ; Soyons en tous les temps digne de ma naissance |
VOLTAIRE
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le Prince de Navarre, III, 3 |
être [1] |
| Tu as l'air d'une sibylle dans son antre, qui étouffe, qui écume, qui est forcenée |
FÉNELON
|
t. XIX, p. 319 |
forcené, ée |
| Ce démon de l'intérêt étouffe non-seulement la charité, mais la piété et la compassion naturelle |
BOURDALOUE
|
Myst. Épiphan. t. I, p. 127 |
intérêt |
| L'ordre du tableau, qui partout et dans tous les siècles a étouffé le génie et les talents |
RAYNAL
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Hist. phil. XIII, 58 |
tableau |
| On ne va plus à la postérité que par des routes uniques ; le grand chemin est trop battu, et on s'y étouffe |
VOLTAIRE
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Lett. Richelieu, 13 juin 1768 |
unique |
| Ce petit nombre de plantes est bientôt étouffé par l'ombre continuelle, ou supprimé par le dégouttement de l'arbre |
BUFFON
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Expér. sur les végét. 2e mém. |
dégouttement |
| Et des plis écaillés qu'avec force il déploie, Saisit, étreint, étouffe et dévore sa proie |
DELILLE
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Trois règ. VII |
étreindre |
| M. de Chaulnes raisonnait en ambassadeur, avec le froid et l'accablement d'un courage étouffé par la douleur |
SAINT-SIMON
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36, 160 |
froid [2] |
| La force de l'habitude, qui étouffe si souvent le cri de la raison, et qui gouverne encore plus absolument les États que les individus |
RAYNAL
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Hist. phil. VIII, 13 |
habitude |
| Et je pourrai souffrir qu'un amour suborneur Sous un lâche silence étouffe mon honneur ! |
CORNEILLE
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ib. III, 3 |
suborneur, euse |
| La jalousie étouffe toutes les sages réflexions ; c'est une maladie que la raison seule ne guérit point |
ROLLIN
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Hist. anc. Oeuv. t. VII, p. 562, dans POUGENS |
jalousie |
| Hé ! ma fille.... coiffez-vous demain pour l'amour de moi ; l'excès de la négligence étouffe la beauté |
SÉVIGNÉ
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4 mars 1672 |
négligence |
| Surgeon de saint Louis dont l'heureuse naissance Étouffe pour toujours l'hydre des factions |
ADAM BILLAULT
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(le menuisier de Nevers), Stances sur la naissance de Louis XI |
surgeon |
| Il [le respect] arrête les voeux, captive les désirs, Abaisse les regards, étouffe les soupirs, Dans le milieu du coeur enchaîne la tendresse |
CORNEILLE
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Oth. III, 1 |
enchaîner |
| Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand |
BÉRANGER
|
Vocat. |
étouffé, ée |
| Courir le danger d'être étouffé ou consumé par une exhalaison qui s'enflamme à la lueur des lampes qui éclairent le travail [dans les mines] |
RAYNAL
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Hist. phil. VI, 19 |
exhalaison |
| Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand |
BÉRANGER
|
Vocation. |
foule |
| Jeté sur cette boule, Pauvre, laid et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand |
BÉRANGER
|
Vocat. |
jeté, ée [1] |
| Une âme faible.... qui n'apporte jamais à l'autel que des promesses cent fois violées, que des sensibilités de dévotion que le premier plaisir étouffe |
MASSILLON
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Avent, Dispos. à la comm. |
sensibilité |
| À certain jour de la lune on étouffe une taupe dans la main ; dès lors la main est taupée et peut guérir certaines maladies |
PLUQUET
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Normandie, p. 45 |
taupée |